L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE :L’EXPERTISE PARTOUT ACCESSIBLE À TOUS

L’intelligence artificielle est l’un des sujets de bouleversements majeurs qui affectent notre époque.

Rarement une évolution technologique n’aura engendré autant d’opportunités de résolutions de problèmes, autant de changements dans les usages, autant de peurs.
Pourtant, il ne s’agit absolument pas d’une rupture technologique.

L’intelligence artificielle s’inscrit dans la continuité de l’informatique dont la puissance de calcul ne cesse de croître,

augmentée par la disponibilité de grandes masses de données que le monde Internet sait agréger.

les championnats du monde de GO

Hormis ,l’intelligence artificielle ne se résume pas à gagner les championnats du monde de GO ;

elle permet maintenant aux voitures de rouler sans conducteurs, aux robots de devenir de plus en plus autonomes,

aux médecins de faire des diagnostics plus fins, aux avocats de faire des contrats plus précis.

l’expertise

Après l’information, puis la connaissance, c’est maintenant au tour de l’expertise d’être disponible partout, accessible à tous.

Sa rareté, qui jusqu’ici a été source d’un profit légitime mais considérable, est en passe de se transformer en abondance.

Seuls les experts les plus pointus, qui auront compris comment tirer parti de la nouveauté qu’apporte l’intelligence artificielle, survivront.

Mais c’est potentiellement une très bonne nouvelle pour l’ensemble de l’humanité.

Une ère nouvelle

Il faut avoir le courage de regarder les choses avec franchise et sans crainte : nous sommes au début d’une ère nouvelle qui n’épargnera aucun secteur.

La combinaison d’algorithmes de plus en plus sophistiqués, de puissances de calcul croissantes,

de données qualifiées disponibles dans des bases reliées entre elles grâce à des réseaux de plus en plus rapides,

le tout étant disponible sur des smartphones connectés en permanence, va avoir un impact énorme.

La révolution du numérique est encore devant nous. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements.

Réflexion et  créativité

Cependant, La crainte n’est pas tellement que la machine supplante l’humain, sujet que nous aborderons à la fin de cette note,

mais surtout que l’impact sur les activités humaines soit disruptif.

Ce ne sont pas seulement certains métiers dits manuels, tels les chauffeurs de taxi ou les conducteurs de poids lourds,

qui vont souffrir, mais la quasi-totalité des métiers dits intellectuels (notaires, banquiers, avocats, médecins, etc.) qui risquent de connaître des difficultés.

La raison en est simple : plus la part de réflexion et de créativité requise dans certains métiers est faible,

plus il est facile de remplacer ceux-ci par des systèmes informatiques qui se fondent sur la logique.

La caricature évidente en est la bureaucratisation, dont on sait qu’elle engendre une mauvaise forme de complexité pour justifier des emplois.

Pendant longtemps, dans les hautes fonctions de l’administration publique, on s’est protégé en changeant constamment les règles, avec un coût informatique de reprogrammation élevé. L’intelligence artificielle est non seulement capable de digérer des milliers de pages de réglementation, mais elle peut aussi apprendre en continu.

À l’inverse, un être humain ne peut à lui seul absorber, pour citer un exemple parmi tant d’autres, l’indigeste code du travail et ses variations.

Professionnels

Toutefois,la meilleure manière de résister au chômage de masse des « cols blancs » est de favoriser la créativité, et ce dès l’apprentissage lors de la petite enfance.

Donnons un exemple de créativité disruptive : la start-up américaine Lemonade, qui assure les locataires et propriétaires d’appartements.

Son slogan est « 90 seconds to get insured, 3 minutes to get paid » (« 90 secondes pour être assuré, 3 minutes pour être indemnisé »).

L’assurance coûte 5 dollars par mois pour les locataires et 25 dollars pour les propriétaires 2.

Cela est possible grâce à un moteur d’intelligence artificielle couplé avec un agent conversationnel, ou chatbot,

un logiciel qui crée une offre d’assurance à partir de données que le client lui fournit via une interface.

d’autre part,la compagnie est créditée d’un excellent rating (notation financière obtenue par une entreprise

par rapport à son risque de faillite) et se permet même de reverser ses surplus
financiers à des associations caritatives, choisies par ses clients.
Face à ces changements profonds, il est difficile pour les dirigeants et tous les professionnels de réagir.

Innovations technologiques

La France est traditionnellement un pays fortement producteur d’innovations technologiques, mais en est malheureusement très peu consommatrice.

Concernant la robotique, la France se situe à la pointe de la recherche comme l’a montré Robin Rivaton, mais est de plus en plus en retard en termes d’usages de cette robotique 3.

Notamment ,le numérique ne prend son sens que si nous cassons la logique des silos, ce qui revient à faciliter une communication transversale et accessible entre les différents services d’une
entreprise, d’une administration, d’un État.

Or nous tardons à le faire afin de protéger les équilibres des pouvoirs et d’éviter la question de la véritable efficacité du système.

Cependant ,Hypercorrection du citoyen face aux révolutions technologiques peut donner l’illusion d’offrir des mécanismes d’amortissement, mais ce n’est que retarder le moment où l’évidence des performances supérieures de l’intelligence  artificielle ne pourra plus être contredite.

Quoi qu’il en soit , rappelons qu’en conséquence, cela aura engendré une perte de compétences pointues, qui ont toujours besoin de confronter la théorie avec les usages et qui auront cherché ailleurs des contextes plus favorables pour Intelligence artificielle .

Ainsi, le Français Yann Le Cun, l’une des sommités mondiales en matière d’intelligence artificielle, travaille aujourd’hui pour Facebook, après avoir refusé une offre de Google 4.

De plus, ce ne sont plus seulement les États-Unis qui engendrent des technologies et des start-up disruptives.

S’il est vrai que le contexte de l’actuelle administration américaine est peu favorable à l’innovation,

le pays possède néanmoins des mécanismes éprouvés pour empêcher tout blocage du progrès scientifique.

Stratégique intelligence artificielle

Par ailleurs, la Chine possède d’ores et déjà un niveau de connaissances extrêmement élevé : en juillet 2017.

En particulier ,le gouvernement chinois a publié un plan stratégique, avec comme objectif de devenir en 2030

le leader mondial en intelligence artificielle, tant sur les logiciels que sur lesmatériels.

La Chine va fabriquer ses propres puces spécialisées pour ne plus dépendre des fournisseurs américains.

Le pays possède surtout une réserve d’usages énorme, donc une réserve de données gigantesque.

Rappelons qu’à la mi-2016, il y avait 751 millions d’internautes en Chine 5 , soit l’équivalent de la population du continent européen.

 

Vieille Europe

En effet ,Si la Vieille Europe continue de produire des compétences pointues,Intelligence artificielle ,

le contexte de délitement politique qui y règne rend difficile l’implantation d’une stratégie ambitieuse nécessaire pour qu’elle joue un rôle majeur en intelligence artificielle

et que les innovateurs trouvent la masse critique des usages nécessaire à leur épanouissement.
Sur ce point,Ce n’est pas seulement au niveau de la production de connaissances qu’il faut mesurer le progrès, car nous sommes dans un moment où cette productions’accélère

et est devenue mondiale, mais dans la capacité de ces connaissances à engendrer des innovations qui vont rencontrer des usages.

Le challenge de tout métier, intellectuel ou autre, sera de se reconfigurer pour tirer parti de l’énorme potentiel de développement qu’apporte l’intelligence artificielle.

Finalement,c’est à cette aune que l’on mesure le progrès des peuples.

 

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